Cohiba’s origins « JM Haedrich » Club Cigare n°33

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Cet article dont je ne suis pas l’auteur, je précise ! — provient de la revue « Club Cigare » de 2006 ( n°33 ), rédigé par un amateur et ami « Jean Michel Haedrich » auteur de plusieurs ouvrages sur le cigare. En effet, je trouvais vraiment dommage et injuste que tout ce travail soit perdu au fond d’une remise et ne puisse plus profiter  à personne. C’est donc  bien entendu avec son autorisation et un immense plaisir que je le partage aujourd’hui sur ce blog. Un grand merci à ce monsieur du cigare qui m’avait accordé entre autres une petite aparté en 2013 que vous retrouverez sur ce lien. N’hésitez pas à lui laisser quelques commentaires, comme simple merci ! Bonne lecture à tous.

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Cohiba, la marque cubaine la plus prestigieuse. On connaît—grâce au livre d’Ardargelio Garrido,…& nous l’appellerons Cohiba ( Premium Publicity éditeur )—son histoire. A l’origine, il y a la fuma ( le cigare que confectionne, pour lui, le torcedor ) d’Eduardo Rivera, que ce dernier offre à son oncle par alliance, Bienvenido Pérez Salazar, dit Chicho, un jour de janvier 1963. Chicho ? Un curieux personnage. Son père possédait une manufacture de cigares à Palma Soriano, en Oriente, et, très jeune, il s’était lui-même révélé excellent torcedor. Mais…Chicho n’appréciait pas les méthodes que son papa employait à l’égard des employés. Il quitta la fabrique paternelle et, d’emploi en emploi, arriva à la Havane, où il créa sa propre marque, El Faraon. Militant convaincu, il sacrifia ses affaires pour, sur l’ordre de son parti ( le parti socialiste populaire ), se faire admettre ( après concours ) chez Por Larranaga, « la » manufacture, si cotée qu’on la surnommait « l’académie ». Là où, quelques années plus tard, le rejoignit son neveu Eduardo. A la révolution, Chicho abandonna le cigare pour devenir le chef des gardes du corps de Fidel. Riviera ( que ses amis surnommaient  Picadillo ), après un passage au ministère de l’intérieur, trouva un emploi à la Corona.

 

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En offrant quelques-unes des ses fumas à son oncle, Eduardo ne se doute pas de ce qui va s’en suivre. Car Fidel goûte l’une d’elles. Et l’apprécie. Au point d’en commander d’autres. Picadillo se met à l’ouvrage, sans savoir, au début, à qui ces cigares sont destinés. Quand le secret est levé, on le fait sans cesse changer de manufactures pour assurer cette production hors normes. Il roule chez lui, chez Partagas, chez H.Upmann…Un projet de tuer Fidel à l’aide de cigare empoisonné a été déjoué. Les cigares du Comandante sont « secret défense ». Cet habano agreement dure près de deux ans, jusqu’à la fin de 1964, précise Adargelio Garrido, quand Fidel confie à Chicho le soin de créer une école pour torcedoras. Si des femmes travaillaient dans les manufactures, pratiquement aucune ne roulait les cigares ( aujourd’hui, elles sont majoritaires ). C’est ainsi que naît cet institut, qui deviendra la manufacture El Laguito, actuellement la plus secrète des fabriques havanaises. Celle qui ne se visite pas.

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El Laguito, ex-demeure de la famille Fowler.

Car El Laguito a d’abord été une école. Certes, ce n’est pas à El Laguito mais dans une autre résidence du Country Club que débutent les cours. Le 19 octobre 1965, à 8 heures et demie du matin. Avec, ce jour- là, deux élèves : Josefina Hernandez et Margarita Delgado ! Deux autres, Nélida Hernandez et Maria Cristina Oviedo viendront les rejoindre sis jours plus tard. Toutes les quatre sont parentes d’un membre de la garde de Fidel. Aucune n’a la moindre expérience du cigare, mais elles bénéficient de professeurs hors pairs : outre Riviera, trois autres anciens torcedors de chez Por Larranaga, auxquels s’ajoute un technicien du tabac, Manuel Barrial. Grâce à ces hommes, elles apprennent rapidement, de l’écotage des feuilles de cape au roulage, les différentes phases de l’élaboration d’un habano. Un apprentissage, très confidentiel donc, débute. Il ne dispense pas ces élèves de satisfaire aux règles édictées par la révolution. Comme tous les Cubains, elles effectuent leurs nuits de garde et leurs périodes de travail volontaire aux champs. Malgré ces charges, le nombre d’élèves croît rapidement. Les voici dix-huit, quelques mois plus tard. Trop nombreuses pour rester dans leur école, elles déménagent une première fois, puis une seconde, pour s’installer ( elles sont alors plus de 100 ), en 1967, dans un ancien hôtel particulier qui deviendra le siège actuel de la manufacture Cohiba.

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Galère d’El Laguito.

Si, à l’exception de La Corona—qui a été édifiée précisément  pour devenir une fabrique de cigares–, les manufactures havanaises se sont toute implantées dans des bâtiment non conçus pour cette activité, El Laguito peut revendiquer le pompom des lieux les moins appropriés à l’élaboration des cigares. Ici pas une galère, mais plusieurs petites ( 7 en 2006 ). L’école s’installe, dans un hôtel particulier qui se dresse au plus haut du Gran Bulevar, au cœur de l’ancien Country Club. Une légende, raconte Garrido, attribue dans les années 1930 ce palais aux Carbajal, comtes de Pinard el Rio. Une belle légende…fausse. Il appartenait à la famille Alberto Casimiro Fowler possédait, à Cienfuagos, une manufacture de sucre. Pour ses séjours à la Havane, il l’avait acquis, en 1924, et en avait fait un joyau digne de ces demeures qu’aimaient les milliardaires cubains de ces années-là. Une imposante bâtisse à deux niveaux, de style néogrec, avec colonnes et moulures, dressée au milieu d’un grand jardin planté de palmiers royaux. Les gazettes havanaises de l’époque ne manquaient pas de rapporter les fêtes qui se donnaient dans ces salons. En 1952, les Fowler feront faillite. Leur demeure sera vendue en 1957 à une société immobilière. Elle abritera les bureaux de la Marine de Guerre révolutionnaire, avant d’accueillir cette école pour torcedoras.

1348744429_281137_1348753743_sumario_normal.jpg Dans cet hôtel particulier, aux murs et aux plafonds ornés de panneaux, fresques et moulures, s’installent donc les élèves de Rivera qui transforme les salons et la bibliothèque en mini-galères. Témoignage de Nélida Hernandez, rapporté par Garrido : « L’apprentissage débutait par la fabrication du Laguito n°1. Quand une fille se révélait incapable de réussir cette vitole, elle s’essayait sur les autres. Et si elle ne réussissait pas mieux, elle se retrouvait affectée à d’autres opérations, comme l’écotage ou la pose des bagues. » Car, à la fin de 1966, ces cigares reçoivent un nom : Cohiba. Nom trouvé par Célia Sanchez Manduley, héroïne de la guérilla et conseillère écoutée de Fidel. On élabore alors trois vitoles ( aujourd’hui dites « historiques » ) aux formats inédits : le Lancero n°1, le Corona Especiale n°2, le Panetela n°3, un tout petit module dont on prétend qu’il aurait été conçu pour plaire aux Françaises. Ces habanos ne se vendent pas. Ils sont réservés au Commandante qui, hormis ceux qu’il fume, les offre aux personnages qu’il veut honorer ( le premier chef d’Etat à les recevoir sera le général de Gaulle, en 1965.) Bien vite, dès 1969, outre les Cohiba, les torcedoras roulent les Davidoff n°1, n°2 , et les Ambassadrices ! Une réalité qui permettra à Zino Davidoff de présenter El Laguito comme « la manufacture Davidoff ». Exagération que les Cubains apprécieront peu.

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Célia Sanchez Manduley et le Ché. 

Qui étaient ces jeunes femmes ? Une autre légende les désigne comme d’anciennes prostituées en quête de reconversion. Si quelques-unes d’entre elles ont pu connaître une jeunesse tumultueuse, ce n’était assurément pas le cas de la plupart. Nous l’avons dit, les premières élèves étaient vraiment « triées sur le volet ». Encore une fois, le fait que l’école avait la responsabilité du « cigare de Fidel » devait imposer une sélection dès l’admission ! En 1970, nouvelle ( et logique ) étape : l’école est élevée au d’entreprise d’Etat. Une consécration qui s’accompagne d’un mini drame : Eduardo Rivera, le créateur—qui a formé toutes ces torcedoras, qui a lui-même sélectionné les vegas finas de primera habilitées à approvisionner El Laguito, qui a mis au point cette troisième fermentation des feuilles de seco et de ligero utilisées dans la composition des seuls Cohiba—n’en est pas nommé directeur. Cet honneur échoit à Avelino Lara, qui restera à la tête de la manufacture jusqu’à sa démission, en 1994.

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Eduardo Rivera.

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Avelino Lara.

Devenue manufacture à pars entière, El Laguito voit ses Cohiba, peu à peu, sortir de l’ombre. Le vrai nom des « cigares de Fidel » commence à être connu. Du moins des initiés. Mieux, quelques boîtes ( recouvertes de vistas blanches et ornées d’une tête d’indien stylisée ) se commercialisent dans les rares échoppes réservées, à la Havane, aux diplomates. A partir de 1979, elles sont vendues dans une boutique du Palais des conventions. Hélas, souvent fermée ! J’en ai fait l’expérience lors mon premier voyage à Cuba, en septembre 1981 ( j’aurai plus de chance l’année suivante ). En septembre 1980, un Cohiba roulé par Lara, ira dans l’espace, emporté par le cosmonaute cubain Arnaldo Tamayo Mendez.

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Arnaldo Tamayo Mendez le cosmonaute Cubain.

C’est en 1982, à l’hôtel Ritz de Madrid, que s’effectue le lancement mondial de la marque ( les Français attendront près de sept ans avant de pouvoir trouver ces vitoles de prestige dans leurs civettes ). Et c’est le succès. Enfin est disponible le fameux cigare de Fidel ! Les emballages changent. Aux boîtes classiques succèdent des coffrets en bois vernis. Six ans plus tard, trois autres vitoles viennent enrichir le catalogue Cohiba. Leurs formats répondent à la nouvelle tendance du marché : l’attrait pour les « gros modules ». Ainsi naissent l’Esplendidos, un julieta 2 ( format churchill ), le Robusto ( un robusto ) et l’Exquisito, un seoane, légèrement plus gros et grand que le panetela. En 1989, aux lendemains du « divorce Davidoff », Cohiba lance cinq nouvelles vitoles ( correspondant aux « châteaux » popularisés par le Genevois ). Cette même année marque le 500e anniversaire de la découverte de Cuba par Christophe Colomb. Ces nouveautés, pour lesquelles a été conçue une ligada plus douce, prennent le nom de Siglo I, Siglo II, Siglo III…Hélas, 1989 est aussi le début de cette « période spéciale » qui frappe l’Iles, non préparée à cette infortune. Le tabac cubain doit, en outre, subir un double fléau ( le second étant lié au premier ) : deux années de suite, des cyclones balaient la Vuelta Abajo aux plus mauvais moments ; et moho azul ( le mildiou du tabac ) s’installe. Un premier dérivé du criollo ( le plant roi, dont les feuilles composent la tripe des habanos ), le Habano 92, est mis au point. Si ce dernier se révèle résistant au moho azul, il est difficile à travailler. C’est ainsi que nous arrivent des habanos tirant mal. Et parmi ces derniers, les Cohiba, les plus prestigieux d’entre eux, se montrent trop fréquemment, indignes de leur réputation. « On doit le reconnaître, El Laguito était devenue la pire manufacture de la Havane. Je ne supportais pas de la voir péricliter lentement, alors qu’y travaillaient les meilleurs tabaqueros et qu’elle recevait les meilleurs tabac de l’Iles. » Ce constat ? Celui d’Emilia Tamayo. Une femme surprenante. Des cheveux courts et gris coiffés à la hâte, toujours habillée de tailleurs trop sages, démodés, un visage rond et un sourire d’une douceur de grand-mère…mais un caractère fort. Une authentique dame de fer ou, pour reprendre l’expression cubaine, una mujer de pelo en pecho ( une femme qui a du poil sur la poitrine, autrement dit, une femme qui en a ! ). C’est elle que les responsables d’Habanos S.A. vont nommer—en 1994, après la « démission » de Lara—à la tête d’El Laguito. La première femme directrice d’une manufacture de Habanos ! 

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Emilia Tamayo.

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Si son époux, Jorge, est né dans le tabac, rien ne la prédispose, elle, à assumer une telle tâche. Aux lendemains de son mariage, Emilia se contente de multiplier les petits boulots, avant de cesser toute activité professionnelle à la naissance de son fils, en 1970. Cinq ans plus tard, elle postule pour un emploi d’aide-comptable chez El Laguito, où elle suit des cours du soir. La voici comptable à part entière, l’année du lancement internantional de Cohiba. Quelques années plus tard, elle devient directrice des relations humaines. Un rôle qu’elle assume avec passion et bonheur. « j’ai appris à connaître tous les gens qui travaillent ici, Quand je dis connaître, je veux dire être au courant de leurs problèmes. Et de travail, et familiaux. » Très vite, elle acquiert l’estime de tous. D’autant plus qu’elle n’hésite pas à critiquer Lara qui fait des mondanités, multiplie les voyages ou se fait porter pâle. « Avelino préférait se servir du prestige de sa manufacture au lieu de la servir. Je ne me suis pas privée de le lui reprocher. » Le syndicat s’en mêle. Avelino Lara finit par donner sa démission. Qui pour la remplacer ? « Le parti, informé par le syndicat et après avoir sondé les travailleurs, m’a choisie. Depuis le début de cette année 1994, Avelino étant malade, j’assurais sa fonction. Je savais que j’étais capable d’assumer ces responsabilités. Mais je ne pensais pas être celle que le parti choisirait. » Si elle ne se rappelle pas la date de sa nomination—« Je sais seulement que cela se passait en juillet », elle n’a rien oublié des semaines qui ont suivi. « En trois mois, nous avons rattrapé notre retard et satisfait aux normes fixées par le Plan. » Trois mois de folie. « Nous avons travaillé sept jours sur sept, souvent jusqu’à onze heures du soir. Les companeros m’ont toujours vue présente parmi eux. Je leur apportais des sandwiches, à boire. C’était extraordinaire. Après des journées de quatorze heures, les travailleurs partaient joyeux, comme au sortir d’une fête. » Pour redonner à El Laguito tout son lustre, Emilia impose une discipline de fer. Parmi les mesures prises, l’interdiction de la fuma. Un paradoxe pour cette manufacture précisément née grâce à celle d’Eduardo Rivera. « Je ne veux pas qu’ils perdent du temps et encore moins qu’ils profitent de cette tradition pour rouler en douce des cigares qu’ils vendront ensuite. Une fois par semaine ; à la sortie du travail, je leur fais remettre 20 à 25 cigares. Une mesure qu’ils ont tous comprise et acceptée. » Rigueur d’autant mieux admise que, dans le même temps, Emilia se bat pour agrandir et moderniser l’établissement. Sous son règne, l’ancienne école pour torcedoras devient la plus moderne des manufactures. L’une des premières à utiliser ces machines qui testent le bon tirage des poupées, et l’éclairage individuel pour chaque torcedor et torcedoras. Et après avoir ouvert une septième galère, Emilia installe une machine très sophistiquée, la toute première, qui assure mécaniquement, la parfaite réhydratation des feuilles de cape, puis leur séchage, un procédé unique et quasi scientifique souligneront certains !

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Machine pour tester le tirage des poupées.

Fin 2004, Emilia décidait de passer la main en prenant sa retraite. Le temps de former son successeur. « Osmar est comme mon fils », affirmera-t-elle. ( malheureusement celui-ci ne tiendra qu’une seule année à la tête de la manufacture ! ) Un départ annoncé. Déjà, au lendemain de son élection Hombre del Habano, en 2001, elle assurait : « J’ai 51 ans. Dans quatre ans, je partirai à la retraite. Avec l’âge, l’enthousiasme s’étiole. Je ne veux pas faire l’année de trop. Je tiens à ce que mes tabaqueros conservent une bonne image de moi. » Elle est partie, fière du travail accompli. Non sans raison. Alors qu’à sa prise de pouvoir, El Laguito se cantonnait pratiquement aux seules vitoles historiques, le Siglo VI serait aujourd’hui l’unique module qui échapperait à ses torcedores. Mieux, sa manufacture ( qui a abandonné la production des Trinidad ) produit près de la moitié des habanos bagués Cohiba ( un peu de 3 millions, si l’on en croit les estimations, la production de Cohiba s’établissant légèrement au-dessus de la barre des six millions de pièce en 2006 ). Plus de deux fois la production de 1994. Plus que ce premier succès, c’est sa victoire dans la bataille pour la qualité qui fait sa fierté. « Depuis 2000, Habanos S.A ne refuse pas une seules des boîtes qui sortent de El Laguito », soulignait-elle lors de son départ ( avant d’être expédiés aux quatre coins du monde, les habanos sont soumis à un ultime contrôle de qualité ). L’ex-école s’impose, aujourd’hui, comme « la » manufacture cubaine modèle.

Auteur: Jean Michel Haedrich, avec tous mes remerciements.

3 commentaires sur “Cohiba’s origins « JM Haedrich » Club Cigare n°33

  1. Super article merci beaucoup de le relayer pour les néophytes comme moi !

  2. Merci à toi, Edmond pour cet « hommage » que tu me rends. Bravo pour tes illustrations et pour avoir incorporé quelques détails que j’avais évoqués avec toi.

Les commentaires sont fermés.

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