Winston Churchill « Toro » The commander

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Après avoir goûté au petit corona, au Churchill et au robusto, c’est bien ‘ The Commander’ le format  toro, le seul qui ai suscité et éveillé en moi un intérêt dans cette nouvelle liga fraichement attribuée à cette ligne « Winston Churchill ». Ligne élaborée par Henke Kelner ( maître mélangeur chez Davidoff ) à partir de quatre terroirs différents ( voir plus bas le détail ). Je ne dis pas que les autres soient mauvais, loin de là ! Mais je trouve ce toro plus abouti, plus équilibré et plus aromatique que ces homologues. Certains y verront encore une certaine complaisance de ma part  vis- à- vis de la marque, qu’ils pensent ce qu’ils veulent, cela m’est complètement égal !

Malgré quelques réticences, en effet les 3 autres ne m’avaient pas vraiment séduit, me restait le toro à mettre en selle !  

En effet, après avoir goûté au Churchill le jour de cette fameuse inauguration du 24 mars ( voir l’article ), ce nouveau mélange m’était apparu très ordinaire et superficiel, il est vrai que le contexte ne s’y prêtait guère pour réellement l’apprécier. En même temps le petit corona et le robusto ne m’ont pas emballé dans de meilleures conditions. Bref il me restait un toro, et quelle surprise ! Celui-là contrairement aux autres, m’a vraiment séduit et m’étonne encore aujourd’hui.Voici sa brève histoire, un cigare fumé dans des conditions plus adaptées et plus posées qu’une arène festoyant à son corps défendant les vertus d’un cigare encore méconnu et plébiscité  . Une dégustation en règle demande toujours une certaine concentration dans son analyse, on imagine mal lire le dernier roman de James Ellroy, un 14 juillet au bal traditionnel des pompiers, un gobelet de mousseux dans une main et le livre dans l’autre, quoi que ! Une analogie improbable et trivial, mais forte de sens.

Ce toro présente de très belles caractéristiques, d’un ratio poids/ dimension correct, 16 grammes pour une taille de 152mm. Il reste toutefois assez ferme et sans grande souplesse, ce signe distinctif se retrouve souvent dans les cigares de cette marque. Certains amateurs restent souvent perplexes face à cette fermeté, plus habitué pour la plupart  à des modules très souples comme ceux dont l’origine est Cubaine par exemple. Il est important de signaler que la souplesse nest pas forcément garant dune qualité, dune bonne combustion ou dun bon tirage. Un module choisi très souple peu savérer désastreux au tirage.La cape d’Equateur Colorado est soyeuse et très peu marquée par son veinage, qui s’apparente plus à un léger filigrane quasi invisible, attestant d’une feuille de qualité. Son parfum léger et doux développe avec subtilité des senteurs de cuir, de muscade et de poivre vert, olfactivement  très agréables. Dès son mouillage celui-ci persiste sur des notes épicées et suaves à la fois. Un Davidoff très soigné dans sa construction, comme à son accoutumé.

Dès les 5 premières minutes, la sensation de piquant n’est pas très heureuse ! Voir même un peu irritant. Rien d’anormal à ce stade, à condition bien sûr que ce ne soit pas récurrent pour la suite.

Passez cet intermède nerveux, le premier temps offre tout de même une certaine rusticité et d’acidité butyrique sous-jacente. À un moment, je retrouve même une sensation amusante, très fugace de la moutarde qui me monte dans le nez ! Les notes virevoltent insidieusement sur le terreux, le sous bois, d’amande amère et d’aubépine à la dominance florale. Un cigare plutôt sec en bouche, dôté d’une amertume chronique très distinctive. Un premier temps relativement aigu dans sa musicalité. D’une longueur assez correcte, celle-ci se complaît dans un jolie volume de fumée, mais d’une consistance toutefois moyenne et agitée à ce stade du fumage. Cette introduction peut paraître incertaine dans cette naissance des sensations, y percevoir quelque chose de prometteur serait évidemment qu’illusion et très instinctif !

Après environ 35 minutes, la seconde partie se révèle enfin avec circonspection et efficacité ! Une évolution radicale pour un agrément en bouche des plus onctueux. Doucement ce toro exsude son acidité et son amertume pour laisser place à un meilleur fondu des plus amples. Ce que j’appelle « amplitude », c’est la capacité des molécules aromatiques à activer les différentes zones (acidité, amertume, sucré, salé) situées sur votre langue. Certains cigares offre une amplitude plus étroite, concentré sur l’avant ou l’arrière du palais par exemple. Un bon cigare se doit d’être d’une amplitude large, cette qualité apporte une sensation de confortable en bouche. Pour couronner cette 2e partie, les saveurs crémeuses de beurre apportent une longueur efficace et harmonieuse, contrebalancé par un soupçon d’épice.  Pour conclure, sa corpulence toujours dans la moyenne ne cherche aucunement à rivaliser à sa bonne persistance. Ce 2e temps habile et équilibré force le respect, en apportant une évolution non dénuée d’intérêt à condition de savoir lire dans ses feuilles, à défaut de lire entre les lignes.

Un 3ème et dernier opus toujours savoureux et onctueux qui reste immuable dans son évolution. Tout doucement les notes deviennent un peu plus graves, exprimant avec ferveur  des saveurs de terre et de menthe poivrée dans un final non cuisant à la consistance indolente. Il faudra encore patienter une dizaine de minutes pour subir un concentré coutumier et hostile de volutes d’âcretés, se déplaçant belliqueusement sur le fond de la gorge !

En conclusion, ce ‘Commander’ demanderait  plus de corps pour être fidèle à  la représentation de ce personnage si exclusif qu’était Sir Winston. Mais dans son ensemble, je l’ai trouvé équilibré et éveillé malgré ce manque sensible de muscle. Pour ceux qui aiment les cigares plutôt frappés, ce toro risque peut-être de les engourdir ! A conseiller comme cigare du matin, avec un thé peu sucré comme un Earl Grey bien évidemment.

Pour ma part, son engagement de me tenir en haleine sans faiblir est très satisfaisant. Ma note de coeur 16/20, un très bon cigare, que cela n’en déplaise à ses détracteurs.

  • Origine: tripe: Dominicaine/ Nicaraguayenne, Sous-cape: Mexique, cape: Ecuador
  • Format: toro
  • Taille: 152mm x 21.4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 16gr
  • Année: 2015
  • Prix: 21€ Suisse
  • Détail Tripe:

    Piloto Mejorado Seco (Dominican Republic)         
    Piloto Seco (Dominican Republic)              
    Hybrid Olor/Piloto Seco (Dominican Republic)               
    Esteli Seco (Nicaragua)                 
    Condegas Seco (Nicaragua)    

  • Détail Sous-cape:         
    Negro San Andres (Mexico)
  • Détail Cape:               
    Ecuador Rojiza (Ecuador)

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The commander.

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Les 4 formats disponibles.

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

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