Vegueros Entretiempos « short robusto »

Normal
0

21

false
false
false

FR
X-NONE
X-NONE

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-priority:99;
mso-style-qformat:yes;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin-top:0cm;
mso-para-margin-right:0cm;
mso-para-margin-bottom:10.0pt;
mso-para-margin-left:0cm;
line-height:115%;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:11.0pt;
font-family: »Calibri », »sans-serif »;
mso-ascii-font-family:Calibri;
mso-ascii-theme-font:minor-latin;
mso-fareast-font-family: »Times New Roman »;
mso-fareast-theme-font:minor-fareast;
mso-hansi-font-family:Calibri;
mso-hansi-theme-font:minor-latin;}

Plus d’une année après sa présentation en fanfare au festival Habano 2013, le voici enfin dans nos civettes, du moins dans certaines. Le Vegueros nouveau est arrivé ! Une résurrection très attendu par l’ensemble des amateurs de cette marque, la seule du catalogue Habanos à être roulé hors d’une fabrique de la Havane. Exactement dans la fabrique ‘Francisco Donatien’ à Pinar del Rio qu’officiellement depuis 1997, les Vegueros sont roulés au cœur de la vuelta abajo à l’ouest de l’île.

Une marque à l’origine créée pour honorer les Vegueros qui veut dire ‘agriculteur’ en espagnol. Ce cigare de paysan existait bien avant depuis les années 60, seulement sa production était réservée au seul marché local. Les premiers à en bénéficier et à les apprécier furent les touristes en excursion dans cette région reculée de Cuba. Force est de constater le succès évident pour ses cigares, habanos les officialisa par la suite, histoire que nous connaissons… ! Malheureusement ces dernières années, la marque périclitée et menacée de disparaître à son tour par le manque d’intérêt des amateurs pour leurs saveurs. D’où l’idée récemment de relancer les Vegueros en 2013 avec la création de trois nouveaux modules, un petit robusto ( Entretiempos ), un petit piramide ( Mananitas) et un corona extra ( tapados) en remplacement des Seoane, Marevas, Especiales No 1 et No 2 dont certains subsistent encore, oubliés pour la plupart au fond d’une cave et retrouvant aujourd’hui une seconde jeunesse comme cigares vintages ! Quelques années au placard peuvent en effet être bénéfique, mais soyons prudents sur les bienfaits de ces années passées. ( No comment)       

En visite chez Rhein à Genève ( la casa del habano), je me suis laissé tenter par ce petit joufflu ( Entretiempos) afin de vous décrire mes impressions les plus objectives qu’ils soient ! À première vue, le module présentait plutôt bien, cape Colorado mat montée d’une jolie bague verte et argent, résolument moderne d’un plus bel effet graphique ! Photoshop et illustrator sont passés par là. Au toucher je le trouve plutôt très souple et très léger, quelques duretés résistent sous la pression des doigts, signe d’une construction moindre loin d’être diffamatoire. Un cigare que je qualifierai de ‘paysan en queue de pie’ une formule qui contracte bien ma pensée ! Au nez, ça sent la terre et le boisé, le jeune cuir, le tout agrémenté de notes versatiles de chocolat au lait qui enchantent discrètement et avec discernement l’ensemble de mes sens. Mais comme toujours à ce stade de l’analyse, une simple présentation élogieuse ne valide en rien la suite d’une dégustation !

Dès sa mise à feu, ça respire ouvertement et sans grandes difficultés comme un courant d’air entre deux portes. Mes premiers mots se dessinent très rapidement pour le décrire sans difficulté d’onctueux et de gouleyant ! Un cigare aux arômes de terre, de poivre et de thé noir, une palette rudimentaire que j’estime peu flatteuse pour ma convoitise, mais satisfaisant au regard de sa légitimité culturale, pour un cigare de prolétaire classée au plus bas de la pyramide. Pour ce qui est de sa consistance, cette mâche ( densité) en bouche, elle me plaît moyennement, trop effacé à mon goût si je le compare à d’autres Cubains. Bizarrement il ne se comporte pas comme ses homologues, le ressenti pour celui-ci se fait essentiellement sur l’avant de la bouche, une perception qui m’anesthésie l’extrémité de la langue et la lèvre supérieure par une curieuse sensation d’endormissement. En temps normal, les saveurs se concentrent le plus souvent sur le fond du palais, mais pour ce Vegueros c’est tout le contraire ! Pour ce qui est de La combustion, elle est régulière et sans accroc, et oui c’est tellement rare de nos jours. La cendre ferme de couleur grise anthracite se calcifie doucement, ( l’abondance de calcium est garante de sa tenue et la couleur sombre est due à une carence en magnésium des feuilles ). En résumé, ce premier temps n’est pas si mal que ça tout en étant moyen sur les critères de ; longueur, rondeur, corps et aromaticité ! Le fumer sur place à Pinard el Rio serait bien différent je pense, accompagné d’une noix de coco ‘a rhumatisée’ par exemple.

La suite ne diffère pas vraiment ! Je le trouve tout aussi gouleyant, mais plus empâté cette fois comme une pomme farineuse. Au fil du fumage la consistance devient plus appréciable, mais attention ne rêvez pas ! Là je creuse profond pour lui trouver quelques points positifs afin d’éviter un jugement trop arbitraire. Quelques notes de poivres font leur apparition et relèvent subtilement ce plat aux saveurs indigentes, l’ensemble arborant des notes de terre et de thé mentholé que je retrouve encore aujourd’hui, une saveur déjà ressentie dans ma dégustation du cigare ‘hollandais’. Malheureusement ce 2e temps n’exalte pas, n’explose en rien, beaucoup trop court, beaucoup trop d’air pour ne rien exprimer ! J’aimerais vraiment être plus dithyrambique à son sujet, mais j’ai beau fouiller, approfondir, piocher…ce cigare m’ennuie et me contrarie, j’en espérai bien plus ! À l’approche du terminus, mieux vaut descendre en marche que d’attendre de débarquer sur un quai bondé à l’atmosphère chargée. Le final devient rapidement très poivré, très consistant et très âcre, perception située sur le fond du palais cette fois-ci, décidément c’est tout ou rien !

Quelle conclusion lui attribuait sans être lapidaire et tyrannique pour autant. Nous sommes d’accord sur le fait que ce n’est sûrement pas un cigare de dégustation. Un cigare d’apéritif ma foi, oui pourquoi pas si on l’accompagne de quelques olives et d’un bon porto pour noyer ses illusions ? Cet ‘Entretiempos’ n’honore pas vraiment les Vegueros de Cuba, loin de là et c’est bien dommage pour eux. Mais quelle est la cible de ce cigare ? Espérons que les 2 autres modules m’apporteront satisfaction lors d’une prochaine visite chez Rhein. Ma note de cœur 10/20, Juste acceptable, mais sans plus ! À l’image d’un vin de table à 2€ la bouteille, mais il en faut pour tous les goûts comme dirait mon oncle Lucien mort écrasé par un train, paix à son âme et paix à ce cigare. Désolé pour cette fin absurde d’un fumeur désabusé.

  • Origine: tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: Entretiempos ( short robusto )
  • Taille: 110 mm x 20 mm
  • Bague: 52
  • poids:
  • Année: 2013
  • Prix Suisse: 7€

les cigares selon edmond_vegueros entretiempos.jpg

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20     

Un commentaire sur “Vegueros Entretiempos « short robusto »

  1. Pour ma part je le trouve bon pour le prix. Je prefere le mananitas de loin, mais pour ca gamme de prix il est meilleur que les cao osa ou le macanudo inspirado robusto. Bonne fumé

Les commentaires sont fermés.

Powered by WordPress.com. Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :