H.Upmann churchill « Monarch/ Monarcas »

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Pratiquement disparu de nos civettes, le ‘Monarch’ à semble t-il connu ces lettres de noblesse jusqu’en 2009, date de sa suppression au catalogue Habano. Malheureusement, je ne connais pas leurs raisons ! Mais on peut toutefois imaginer que le ‘Monarch’ faisait doublon avec le Sir Winston car tout deux sont de formats identiques, un  ‘Churchill’. Peut-être la ‘success story’ du ‘Winston’ a précipité à long terme la disparition de l’autre, à cela s’ajoute le manque d’intérêt des amateurs de l’époque. Résultat une équation marketing sans appel : cigare révoqué ! C’est juste une hypothèse.

 Bref, aujourd’hui quelques antiques civettes renferment parfois quelques trésors, avec un peu de chance et d’attention, ainsi que l’information adéquate que je vous transmets. Vous éviterez de passer vulgairement à côté, sans une petite réflexion «  Mais c’est bien un ‘Monarch’ par toutatis ! » N’hésitez pas à ouvrir le tube pour vérifier de son état, car au minimum les derniers à circuler date déjà de 6 ans, celui-ci dégusté provient de chez ‘Tabac Rhein’ à Genève et parfaitement conservé tube fermé. Il est fort possible que certains vous le proposent hors tube, une précaution souvent prise par le débitant de tabac de peur qu’il se déshydrate dans son fourreau, donc attention ! Même avec un bon taux d’humidité, un cigare trainant sa cape parmi tant d’autres à de grande chance de voir ses arômes altérés. Préférez un ‘Monarch’ sauvegardé dans son tube de préférence, son confinement assurera une meilleure préservation de ses molécules odorantes. Visuellement, n’ayez aucunes craintes si la bague semble souillée, c’est tout simplement l’effet de l’exaltation de ses huiles au fil du temps, on dit que le cigare transpire !  Un processus de vieillissement tout à fait normal, la signature en principe d’un bon cigare !

( Contrairement aux idées reçues, un cigare en tube peut se conserver au-delà des 6 ans sans aucuns problèmes à une température constante comprise entre 18 et 20°, à condition biensùr que le tube soit bien hermétique et jamais ouvert depuis son conditionnement ).

Voici en quelques lignes cette rencontre olfactive avec ce joli papillon ! « le papillon ‘Monarque’ pour le jeux de mots, petite précision pour les Béotiens de l’entomologie comme moi d’ailleurs » dès la sortie de ce corps momifié de son cylindre, son aspect osseux ainsi que son enveloppe livide Colorado/ claro interpellent par tant de fraicheur après un séjour prolongé de 9 ans, une petite info donnée par la petite bague marron qui fut changée à partir de 2006 pour celle que nous connaissons aujourd’hui ! Celui-ci, offre toujours un moelleux étonnant, mais la cape semble tout de même avoir subi le poids des années, cette première peau plus fragile risque surement de se décoller avec la chaleur du foyer, mais soyons indulgent avec cette jolie momie où senteurs confites de boisé, de mie de pain et de beurre rance chatouillent subtilement mon nez, provoquant pour la seconde fois un éternuement de plaisir, désolé… ! Au mouillage, la cape est légèrement iodée comme le souvenir salé sur la peau d’un bain de mer ensoleillé. Pfff…

Dès le premier temps, la perception est fugitive ! L’onctuosité bien présente dès le démarrage oscille entre rugosité et astringence, comme le vilain brouhaha instrumental d’une troupe de musiciens prenant place juste avant l’arrivée du chef d’orchestre. Une sensation de désordre organisé, un méli-mélo juste et faux qui doucement après 25 minutes de fumage trouve les bons accords. La rondeur s’installe, s’harmonise sur des notes de boisées, de poivre vert et de noisette. La cendre d’un gris profond et lourd dessine quand à elle, une approche plus aromatique, plus ample et équilibré à l’approche du second tiers.

En effet, sur ce 2e tempo la cacophonie fait place à plus d’harmonie. La rondeur, ainsi que les saveurs sont plus grasses et plus crémeuses. On ne change rien, les instruments sont les mêmes, mais tous cette fois, jouent à l’unisson ! Poivre, fruits secs et cacao s’accordent pour une entente cordiale, celle-ci s’accompagne d’une intensité en hausse, procurant plus de tenue en bouche, plus de corps dans l’ensemble. Rien ne vient le perturber, aucune amertume ou résidu irritant à déplorer.

Le 3e temps est analogue à la seconde partie avec une augmentation significative de son intensité, une perception asséchante classique et peu intéressante ! Les notes surfent sur des notes empyreumatiques et capiteuses, sombrant inexorablement vers le côté obscure de la force. Un final pour moi sans intérêt, inutile de trop s’y attarder, au risque de saturer mes papilles par une musicalité trop forte. Dans l’ensemble, ce monarch œuvre bien sur la majeure partie de ce fumage pour vous offrir un rancio excellent. Toutes ses années recluses dans son tube lui ont donné une certaine maturité sans perdre pour autant de sa vivacité, un cigare évolutif de belle richesse bénit je pense du ‘Dieux Havane’. Ma note de cœur 16/20, un très bon Churchill.  

  • Origine:tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: churchill/ julieta
  • Taille: 178 mm x 18.6 mm
  • Bague: 47
  • Année: 2006
  • Prix Suisse: 15€ ( Tabac Rhein Genève )

 

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20      

Un commentaire sur “H.Upmann churchill « Monarch/ Monarcas »

  1. Bravo pour avoir pu trouver des Monarcas! Comme toi, je me suis souvent demandé ce qui distinguait vraiment le Monarcas du Sir Winston. Plus d’une fois, en fumant l’un d’eux, je me suis demandé si je ne m’étais pas trompé de casier en cueillant, dans mon humidificateur un Monarcas qui me donnait autant de plaisir qu’un Sir Winston.
    J’ai eu la chance de connaître Miguel Barzaga (dit Miguelito, l’homme qui a mis au point le Siglo VI) quand il dirigeait H. Upmann et je lui ai demandé ce qui distinguait le Monarcas du Sir Winston. Avec un petit sourire, il m’a affirmé qu’il existait une « petite différence ». Laquelle? Il s’est contenté de sourire.
    Quelque temps plus tard, le Monarcas était retiré du catalogue. Je me suis posé alors la question suivante: H Upmann avait-elle obtenu de Habanos SA les crédits nécessaires pour acheter davantage de ces coffrets dans lesquels sont glissés les « Julieta 2 » (nom de galère de ces Habanos que nous qualifions de Churchill) que produit sa manufacture?
    Cela dit, dès les premiers « Havanoscope » (auxquels je collaborais), les Monarcas étaient légèrement moins bien notés que les Sir Winston (indéboulonables 5 bagues). Se pourrait-il que le vieillissement dans les coffrets des Sir Winston donne un petit plus aux cigares qu’ils abritent?
    Peut-être Jean-Claude Rhein – homme de goût et de connaissances – pourrait-il te donner une réponse plus pertinente que mes propres interrogations.
    Amicalement.

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