Interview « Thomas Mathys » ( responsable Davidoff Genève )

davidoff_geneva,cigare davidoff

Cliquez sur la photo.

Davidoff Geneva, 2 rue de Rive.

davidoff_geneva,cigare davidoff

Cliquez sur la photo.

Edmond : Thomas, vous dirigez la boutique Davidoff Genève, un lieu emblématique pour tous les amateurs du monde ou tout a commencé pour la marque. Mais pour vous, ‘Mr Mathys’ ? A quel dessein étiez- vous prédestiné ? Enfant nous rêvons tous, d’être pompier, pilote de chasse ou policier. Mais pas marchand de cigare !

Thomas : Effectivement, dans ma tendre jeunesse je n’imaginais pas diriger ce magasin historique. Mes rêves étaient bien loin d’un magasin au coin de la rue de Rive à Genève. Par contre le cigare est arrivé très tôt dans ma vie.   Je me souviens très bien des réunions familiales ou, en fin de repas,  le cigare était roi. Mon grand-père, mon père, mes oncles ainsi que ma tante aimaient déguster un cigare avec une eau de vie de couleur ambrée qui semblait les rendre heureux ! La salle à manger devenait alors un lieu de discussions passionnées suspendu dans un nuage intense de fumée bleue.

 

thomas mathys

Thomas Mathys.

Edmond : Oui, mais de là, à en faire sa profession !  j’imagine que c’est une histoire de rencontre et de passion qui vous a amené chez Davidoff. 

Thomas : Ayant été amateur de cigares, parfois mauvais (ignorance et budget de pauvre étudiant affamé), depuis le début des années ’80, c’est tout naturellement que j’ai saisis cette opportunité qui se présentait à moi en 1995. Lorsque l’on m’a invité à rejoindre le Oettinger Davidoff Group au 1er avril, j’ai pris soin de m’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une plaisanterie douteuse….. mais commençant à connaître les personnes qui m’avaient engagé et les différentes « épreuves » subies pour gagner leur confiance je savais que la famille Davidoff m’avais ouvert ses bras et accordé sa confiance. Bien qu’un contrat de travail ait légalement scellé cet engagement mutuel, il s’agissait avant tout d’un poignée de main entre personnes partageant les mêmes valeurs. Donc, depuis 1995, je suis le gardien temporaire voir éphémère de la clé du lieu qui vit Zino Davidoff construire son œuvre. Aujourd’hui les données sont néanmoins fort différentes car sous l’impulsion du Docteur Ernst Schneider (l’acquéreur du magasin et de la marque Davidoff), la marque Davidoff  parti, d’un coin de rue à Genève, à la conquête de la planète cigare pour arriver, à ce jour, à 65 magasins « flagships » établis sur les 5 continents. Chose que peu de personnes savent, vu le nombre d’appels encore reçus à Genève, c’est que le siège de la société est, depuis l’acquisition du magasin, à Bâle. La passion du produit est le fil conducteur de cette activité sans quoi j’aurais migré vers d’autres horizons. Quoi de plus plaisant que de vendre du plaisir !

Edmond : Dans le cœur des amateurs, Genève restera  à toujours le siège de Davidoff !’ De l’eau a coulé depuis la disparition de Zino en 1994, mais que reste t-il aujourd’hui de cet héritage ? mis à part ce développement exponentiel à travers le monde et ces 65 « flagships »,. Est-ce que Davidoff a su garder cette proximité avec ses clients comme le faisait Zino ?

Thomas : Zino nous a légué de nombreux idéaux qui font, encore aujourd’hui, partie de l’ADN de la maison. Parmi ceux-ci, l’obsession de la qualité, sans compromis, est ancrée à tout jamais dans nos valeurs essentielles.  Zino aimait bien dire que le respect du client passe inévitablement par une qualité irréprochable ! Davidoff est, plus que jamais, la référence dans ce domaine. Zino était aussi un aventurier et un homme curieux qui aimait rencontrer la nouveauté. Il aurait sauté à pied joints dans l’aventure Yamasá (nom du lieu où sont produites les capes qui habillent la série Puro d’Oro) et aurait été enthousiasmé par la beauté et la saveur incroyable et complexe que délivrent ses tabacs ! Il aurait aussi été admiratif du chemin parcouru et du fait que Davidoff est aujourd’hui la première marque mondiale dans le monde du cigare de luxe. La passion faisait partie de son quotidien. La passion pour ces clients et pour les produits qu’il vendait. C’est aussi une valeur qui est au centre de la motivation qui nous anime quotidiennement. Aujourd’hui, comme par le passé, le client est au cœur de notre activité dans le sens où tout est mis en œuvre pour sa satisfaction. Nous envisageons cette relation plus comme un partenariat, une amitié, une passion partagée pour l’univers enchanteur et savoureux du cigare que comme une relation purement commerciale.

Edmond : Je confirme vos dernières lignes !’ En 18 ans, qu’est-ce qui a changé fondamentalement dans les habitudes des amateurs ?, Comment se comporte le marché du cigare en 2013 toutes marques confondues ?

Thomas : Le changement le plus important est sans aucun doute une ouverture croissante pour les origines autres que Cuba. Il existe un véritable engouement pour les cigares de la République Dominicaine, du Honduras et du Nicaragua. Ces origines, en particulier, prennent régulièrement des parts de marché aux cigares cubains. Ce phénomène paraissait fort improbable il y a 18 ans mais quelques personnes y ont cru ! Les meilleures manufactures ( les seules qui puissent survivre sur le marché européen ) percent grâce à une qualité de manufacture parfaite alliée à des mélanges de tabacs ayant une palette aromatique très large et fort intéressante. Les puros dominicains de la nouvelle génération rivalisent aisément, gustativement parlant, avec tout ce que Cuba produit mais avec une qualité incroyablement régulière en plus. Que dire du Nicaragua qui nous réserve déjà de belles surprises et dont l’avenir s’annonce sans aucun doute radieux. N’oublions pas le Honduras avec quelques marques emblématiques qui sont de dignes ambassadeurs de ce merveilleux terroir à des prix humains ! Ceci dit, le monde des saveurs est subjectif et très personnel mais le tsunami est là ! Un autre changement de taille, c’est en effet le cas de le dire, est la tendance des cigares à prendre un embonpoint certain. Des cepos inimaginables il y a 10-15 ans voient aujourd’hui le jour. Je me rappelle de l’époque où certains considéraient le robusto comme un format un tantinet trop gros et préféraient un corona gorda esthétiquement plus classique. Personnellement, vu le « cepo » de ma bouche, je me vois naturellement exclue de la catégorie super-lourds (60 et plus).

Edmond : Aujourd’hui, la république Dominicaine et le Honduras représentent dignement Davidoff dans les marques Zino classic, Zino Platinum, Camacho, Private Stock, Cusano et Davidoff. Mais une rumeur court qu’un puro du Nicaragua viendrait à son tour étoffer la gamme, info ou intox ?

Thomas : Cette information est exacte. Cette nouvelle ligne saura mettre en évidence les merveilleuses qualités de ce terroir exceptionnel.  Plus d’informations suivront. J’ai la certitude que la composition du mélange des tabacs en étonnera plus d’un et révèlera à quel point Davidoff ne s’endors jamais sur ses lauriers et se remet toujours en question !

 

thomas mathys

Thomas Mathys.

Edmond : Mr Mathys, Que conseillez-vous comme cigare ? à celui qui désire voyager dans le terroir Davidoff ? La gamme est vaste, par quoi débuter ?

Thomas : Une excellente initiation au Monde Davidoff, pour un débutant (j’insiste), serait sans aucun doute le N°2. Format panatella, il délivre des saveurs légères, fines mais néanmoins très intéressantes et invite à la découverte de l’univers du cigare. Ce format, qui n’est malheureusement plus tellement à la mode mais qui reste néanmoins un des cigares les plus vendus de la marque, à la capacité de proposer un bel équilibre entre la force des tabacs (relative avec ce blend) et leur arôme. Magique ! Deux autres alternatives intéressantes et légères dans des formats plus actuels, seraient le 2000 (corona) et le Special R (robusto). Anecdote triviale mais révélatrice, il y a,  quotidiennement à travers le Monde, un cigares Davidoff 2000 allumé toutes les 30 secondes ! Le monde du cigare Davidoff propose aujourd’hui une palette extrêmement large en terme de puissance, d’arômes et de styles. On peut, en fait, commencer avec un cigare léger et tout au long de la journée varier ses plaisirs en changeant, selon son humeur et l’envie du moment,  les formats, les saveurs et les intensités tout en restant dans la grande famille Davidoff. A ce niveau de qualité, nous sommes les seuls  à pouvoir proposer tant d’alternatives réellement intéressantes et différentes ! L’avènement de notre dernière création (avant les prochaines ), la série Puro d’Oro, en juin 2010, à véritablement conquis les amateurs de sensations fortes et complexes. Nombre d’aficionados de longue date qui ont tenté cette aventure gustative ont été conquis par une tenue, une richesse et un équilibre en bouche remarquable. Le bonheur des uns faisant le malheur des autres, la série Puro d’Oro a converti (et continue à le faire) nombre d’amateurs recherchant complexité, vivacité, richesse et, bien sûr, qualité. En conclusion je dirais que du plus fin et élégant au plus riche et corsé, Davidoff est une proposition plus que incontournable !

Edmond : Et vous Mr Mathys, quel genre de fumeur êtes-vous ? Vos cigares de prédilection, Davidoff et autres.

Thomas : Je suis un fumeur qui ne fume le cigare que quand j’en ai le temps, que j’en ai l’envie et que le lieu s’y prête. Je suis particulièrement respectueux de mon entourage et privilégie donc la dégustation en compagnie d’autres « compagnons du cigare ». J’aimais bien fumer le cigares avec mon père et mon beau-père malheureusement disparus. Ils avaient une approche du cigare empreinte de respect pour le produit et ceux qui le confectionne, d’humilité (car on sait pas tout sur tout), de curiosité, de gamins dans une bonbonnière et enfin de convivialité gentlemanesque (nouveau mot à soumettre à un académicien – fumeur de cigares naturellement). Un mariage avec une nouvelle eau-de-vie était un challenge permanent, trouver le couple idéal. Dans un monde idéal sans contraintes de temps et de lieu (voir de personnes antipathiques), le double coronas reste le roi. Son rapport longeur/diamètre/évolution aromatique est, pour moi, le plus intéressant. J’aime, en principe presque tous les formats à l’exception des diamètres XXXL et XXXS. Dans la ligne des Davidoff, mes préférences vont vers un N°2, le matin (petite mise en bouche sympathique), un Short Perfecto l’après-midi et un Puro d’Oro Eminentes en fin de journée. Ceci dit, mon palais n’est pas monopolisé par Davidoff, loin de là. J’aime aussi m’orienter vers d’autres origines établies (Cuba) ou en devenir (Nicaragua, Honduras) ou vers des « blends » d’origines diverses (Zino Platinum – Z-Class en particulier).Certains cigares aujourd’hui disparus, Partagas Lonsdales, Punch Super Selection N°1 & 2 en cabinet de 50’s étaient de véritables chef d’œuvres que quelques années de patience permettaient d’atteindre des sommets gustatifs. Ils me laissent encore aujourd’hui un arrière-goût sympathique sur le palais. Et les Davidoff cubains…en particulier le 5000, le Château Mouton-Rothschild et son altesse le Dom Pérignon, que d’émotion et de plaisir dans ces cigares . La noblesse aromatique à l’état pur.

Edmond : En effet, cette période Cubaine appartient aujourd’hui à une certaine mythologie cigarophile ! Dont malheureusement je suis étranger… En tous les cas, ce n°2 que je ne connais pas aura toute mon affection prochainement. M Mathys, pensez-vous que le double corona est voué à disparaitre un jour ? Y a-t-il toujours des inconditionnels de ce format chez les amateurs ?  

Thomas : Le double coronas garde un nombre, restreint il est vrai, d’amateurs qui ne jurent que par ce format majestueux. Il s’agit de personnes qui ont le temps et pour qui ce rituel reste un des moment incontournable de leur quotidien. C’est un moment de réflexion, de méditation et de sérénité. Je ne pense pas que son avenir soit compromis car il est plutôt le cigare d’une étape de la vie, d’une certaine expérience.

Edmond : Mr Mathys, quelles sont les meilleurs ventes de Davidoff aujourd’hui à travers le monde ? En 2006, le n°2 était le cigare le plus vendu, est-ce toujours le cas en 2013 ?

Thomas : Les meilleures ventes de Davidoff sont le 2000, le N° 2 et le Special R. Comme tout objet culte, ces formats sont des classiques depuis des décennies et le resteront encore longtemps.  

Edmond : « Le meilleur cigare du monde ? Celui que vous avez choisi ! » disait Zino, et pour vous Mr Mathys, la définition d’un bon cigare ?

Thomas : Un bon cigare est la rencontre de différents éléments. Sa beauté fatale, son odorat à froid envoûtant, son tirage parfait, sa combustion régulière et sans défauts, une cendre qui vous raconte une histoire et une évolution gustative qui ne cesse de stimuler et surprendre le palais.

Un bon cigare est comme un vieil ami, vous avez toujours le même plaisir à le revoir et il ne vous prends  jamais en défaut car il reste fidèle à lui-même. Constance et qualité.

Un bon cigare c’est aussi celui qui vous procure autant de plaisir qu’une assiette affectueusement élaborée par un grand chef ou qu’un vin qui vous renverse de plaisir et d’émotion. Tous évoluent dans le registre aromatique complexe. Le lieu,  la compagnie, la température et l’humidité naturelle ainsi que votre état de relaxation influent naturellement sur la perception aromatique que vous allez avoir.

En fin de compte, un bon cigare est celui qui vous fait le regretter une fois ce dernier abandonné dans un cendrier.

Edmond : Difficile de ne pas en parler, les lois anti-tabac !

Que pensez-vous ? Lorsque qu’un pays comme la Norvège planifie et prévoit l’interdiction totale et définitive de vendre du tabac en 2020 sur son sol. Comme pour les paradis fiscaux, devrons-nous un jour nous rendre aussi dans ce genre d’endroit des  ‘paradis pour aficionado’ peut-être ?  Pour déguster sereinement nos précieuses vitoles ? Désolé pour cet avenir sombre que je vous dépeins, mais il serait aveugle de n’y prêter aucune attention.

Thomas : La lutte anti-tabac est arrivée à un point de non-retour. Malheureusement, un amalgame existe entre le cigare et principalement, la cigarette lorsque l’on parle génériquement du tabac. Ceci est fort regrettable car il existe un monde, non, une galaxie, entre le produit cigarette et le noble cigare.  Tout les différencie profondément et à part le nom commun que porte leur matière première (tabac), je ne vois rien de commun entre eux. Malheureusement, le commun des mortels ne semble rien n’y comprendre et met le cigare dans le même sac. Je reconnais qu’une personne savourant un cigare à Central Park, New York (où sa consommation est maintenant interdite) met gravement en danger la vie d’autrui qui pourrait inhaler un peu de fumée. Par contre, il est EVIDENT  que les gaz émis par les V8 (pas de dernière génération et dont l’entretien est des plus douteux parfois…) des dizaines de milliers de Yellow Cabs qui sillonnent le pourtour de ce parc fantastique n’y sont pour ABSOLUMENT rien. LOGIQUE !

J’espère simplement que les lounges à cigares ne deviennent pas la cible de ces campagnes anti-fumée qui sont déraisonnables lorsqu’elles empiètent sur notre droit de déguster, dans le respect de la loi et d’autrui, un produit légal. Cette limite ne doit pas être franchie car elle ouvre la porte à un nombre d’interdictions dans bien d’autres domaines, de la part des Ayatollahs de bien penser, qui pourraient un jour toucher ceux-là mêmes qui prônaient des interdictions tous azimuts.

Edmond : Genève ne propose plus de lieux appropriés pour les fumeurs de cigare ! Certain comme ‘Gérard & fils’ propose dans sa civette une innovation appelée, le système ‘Airkel’. Qu’en pensez-vous ?, Est-ce une solution ?, Est-ce que dans un avenir proche, nous pourrions imaginer ce genre d’espace chez Davidoff ?

Thomas : Genève est assez timide, en comparaison avec le nord de la Suisse,  lorsqu’il s’agit de créer des espaces fumeurs. Davidoff et nos propres marques avons, à ce jour, environ 50 lounges dans diverses villes et dans des palaces de renommée internationale. Ces endroits sont rapidement devenus des lieux de rencontre incontournables pour fumeurs de cigares et leur rentabilité semble bonne. Même conclusion pour Londres ou il faut impérativement réserver pour y trouver place. Chose intéressante, les boissons de luxe y coulent à flots !

Il existe plusieurs systèmes, fort efficaces, d’extraction d’air. Nos magasins de New York (Madison Avenue et Columbus Circle) en sont équipés et leur efficacité ne peut être prise en défaut, même avec un lounge plein à craquer. Davidoff développe un nouveau concept de magasin dont la mise en application est en train d’être faite. Ce nouveau concept intègre un espace fumeur et Genève en sera doté dès que le magasin sera refait début 2014.

 

cave_privée.davidoff geneva

Humidor privatif ( Davidoff Geneva )

Edmond : Excellente nouvelle, ça c’est un scoop ! Un nouveau concept, je suppose à l’image du flagship de l’aéroport de Zurich réalisé en 2011. Je pense que vous allez créer l’événement à Genève avec ce projet qui se doit d’être très ambitieux. Sur cette belle note d’optimisme, et pour conclure cet entretien. Que pourriez-vous ajouter qui n’est pas été dit Mr Mathys ? Un souhait, peut-être… 

Thomas : Le magasin du Duty Free de l’aéroport de Zürich n’est pas la version définitive mais plutôt un prototype fonctionnel qui nous a permis de mieux cerner certains besoins. La version Rue de Rive 2014,  qui sera plus aboutie d’un point de vue architectural et technique, sera emblématique, du nouveau visage des magasins Davidoff of Geneva qui vont parsemer le monde, actuels et à venir.

Pour terminer, je souhaites rendre honneur à Zino Davidoff.  Cet humaniste nous laisse un héritage noble empli de sagesse. Déjà, à l’époque, il prônait un certain savoir vivre empreint de respect  et invitait les gens à manger moins mais mieux, boire moins mais mieux et enfin de fumer moins mais Davidoff !

davidoff_geneva,cigare davidoff

Boutique Davidoff Genève.

Edmond : Merci à vous, Mr Mathys pour ce temps précieux que vous m’avez accordé en toute abnégation. Je pense que mes lecteurs passeront aussi un agréable moment en votre compagnie, riche d’enseignements et de grande ouverture d’esprit. Certains d’entre eux qui connaissent Davidoff uniquement de nom, trouveront surement un nouvel élan dans leurs choix pour découvrir vos cigares. J’en suis sure !

Thomas, j’ai une dernière faveur à vous demander. Seriez-vous d’accord d’être mon guide pour réaliser un reportage photo au sein de la boutique de Genève avant les grands travaux de 2014 ?

      Thomas : No problema ! 

 

davidoff_geneva,cigare davidoff

Boutique Davidoff Genève.

 

( DAVIDOFF GENEVA )

 

Suite à cet interview, le rendez-vous fût pris le vendredi 26 Juin 2013 à 15h.

Une rencontre mémorable en aparté avec le maître des lieux Mr Mathys, avec qui recevoir ne se résume pas à de simples mondanités d’usage. Mais un moment de partage et de grande générosité autour du cigare notre passion commune. Le temps d’une après-midi, suspendu par nos volutes et nos échanges insatiables sur Davidoff et le monde du cigare en général.

Une surprise m’attend ! Après 2 bonnes heures de discussion, Mr Mathys m’invite à le suivre, rare privilège qui m’est offert par Thomas. Accéder à l’endroit le plus secret de la boutique, la porte de la cave située au sous-sol où sont stockés les milliers de cigares du magasin. Je découvre avec enchantement des boîtes mythiques que me présente Thomas, conservées précieusement depuis 20 à 30 ans pour quelques clients fortunés, parfois oubliés pour certain. Une époque où Davidoff confectionné ses cigares à Cuba jusqu’au début des années 90 avec les séries de légende, des châteaux, du n°1 et 2, de la série des milles) Des cigares prestigieux dont la valeur aujourd’hui est inestimable, pouvant atteindre des sommes considérables. ( de 20 à 25 mille francs suisses dans les ventes aux enchères pour une simple boîte Davidoff ‘Dom Pérignon’).

Voici les photos de ces trésors que je partage avec vous aujourd’hui, en cliquant sur les photos ci-dessous pour les visualiser en plein format. Régalez-vous !

« La reproduction, distribution, communication des images et textes publiés sur ce site ne peut s’effectuer qu’avec mon accord. »
Me contacter: edmond_dantes@orange.fr

 

 

 

 

6 commentaires sur “Interview « Thomas Mathys » ( responsable Davidoff Genève )

  1. Excellent reportage.Bonne interview. Mais comment faites-vous pour diffuser le 24.7. votre 2e visite chez M. T. Mathys le 26.7.2013???ENCORE UN CONSEIL AMICAL: DAVIDOFF MERITE QUE L’ORTHOGRAPHE DE VOTRE BLOG SOIT SANS FAUTES, CE QUI N’EST PAS LE CAS. DOMMAGE!
    Merci pour votre travail; je conserve tous vos blogs, surtout lorsqu’il s’agit de Davidoff.

  2. Super interview !! Bravo.
    Comme disent les jeunes « J’aime »…
    Bon mois d’Août à toi.
    Amitiès.

  3. Magnifique grand merci à vous deux pour ce beau voyage entre Genève ,St. Domingue Cuba et autres! Salutation à tous et bon été

  4. Très intéressant reportage. Je suis québécois mais depuis plusieurs années je passe les mois de juin-juillet et aout à Genève. Et Davidoff est l’endroit où j’achète mes cigares.
    Parce que M. Mathys dirige une équipe formidable et la qualité des cigares est primordiale pour cette boutique. Félicitations au responsable de ce reportage et salutations également à M. Mathys et son équipe.
    Gilles Petel
    Montréal

Les commentaires sont fermés.

Powered by WordPress.com. Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :