OSA 54 ( CAO )

Un cigare discrètement boisé ! Des senteurs qui illustrent bien mon premier sentiment sur ce nouveau cigare de la marque CAO composé d’une ligero du Honduras et du Nicaragua, habillé d’une cape Broadleaf et sous cape du Honduras.
Dès la première bouffée, le goût léger et ample en bouche s’apparente à celui d’un « Maya de Selva », pour ceux les ayant déjà fumés. Les notes crémeuses de café au lait, de fruits secs et d’amande douce apportent un subtil mélange dans ce premier tempo. Un démarrage suave et dilué de très bonne persistance, accompagné d’une rondeur correcte contrebalancée d’une puissance de parfaite cohésion.
Le 2ème temps toujours gouleyant s’assoit sur un bouquet aromatique endémique aux premières saveurs. Ce gros robusto brille par un excellent « rancio, d’une belle maîtrise et d’une construction irréprochable. Un cigare idéal à fumer en matinée avant un bon repas, qui n’insensibilisera pas vos précieuses papilles.
En effet, la longueur en bouche est des plus confortables. L’évolution de ce second opus avec l’apport d’un soupçon de poivre noir gratifie et exhausse à cette vitole tous ses arômes, d’une sapidité tout en demi-teinte sans aucun soubresaut, sans aucun déséquilibre.
Par la suite dans le 3e temps, les flaveurs s’intensifient sans aucune agressivité, avec juste un soupçon d’amertume qui n’est pas pour me déplaire ! Seul bémol, cette bague abracadabrante de très mauvais goût ! Je déteste le vert gazon…par vous ?
Un final plus corpulent, accompagné d’une torréfaction agréable de café, d’amande grillée corse ces derniers instants de dégustation. Je précise par « agréable » car souvent le contraire dans sur les deux derniers centimètres.
En résumé, cet OSA 54 est une belle surprise, plus Hondurien que Nicaraguayen. Ce cigare s’octroie un 4ème tiers des très séduisants qui prolongera cette dégustation comme un joli sortilège. Un cigare que je dissuade à tout amateur en attente d’une vitole plus offensive à l’attaque plus persuasive et plus franche tout au long du fumage.
Ma note de cœur 16/20 Rigolant, pour un cigare délicatement subtil.

 

  • Origine: tripe: Nicaragua/ Honduras, sous-cape: Connecticut broadleaf, cape: Honduras Olancho San Augustin
  • Format: short gigantes
  • Taille: 152mm x 22
  • Bague: 56
  • Prix Belgique: 7.5€ ( La maison du cigare )

OSA 54 CAO

OSA 54 CAO

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

Un commentaire sur “OSA 54 ( CAO )

  1. Bonjour Edmond, je me permet de commenter ce billet suite à ma récente dégustation d’un CAO Osa lot T. Il s’agit d’un petit torpedo à la cape maduro.
    Pour la petite histoire, ce cigare m’a été généreusement offert par la patronne du « 421 » à Eysinnes (33)il y a peu. C’était la première fois que je visitais cette civette et mon humidor à Cubains avait besoin d’un « petit ravitaillement ».
    Voyant que mes achats ne concernaient que le terroir Cubain, c’est tout naturellement qu’elle me l’a fait remarquer et c’est alors que je lui ai expliqué, comme tu le sais, qu’étant novice dans le monde du cigare, je débutais mon apprentissage dans ce terroir sans pour autant ne pas envisager de m’intéresser très sérieusement aux autres terroirs par la suite.
    Et c’est avec une extrême générosité qu’elle m’a dit: « Tenez, celui là je vous l’offre car je pense, vous qui semblez aimer les petits modules (c’est en effet exact), il devrez vous ravir. Vous m’en direz des nouvelles !!! ».
    C’est donc par cet après-midi ensoleillé que j’ai décidé de déguster ce « petit bonbon » du Honduras me faisant penser à une barre chocolatée.
    Niveau construction rien à redire, ce cigare aux formes carrés est drapé d’une magnifique cape maduro, bien grasse et huileuse comme j’aime.
    L’allumage, une simple formalité et le tirage était parfait.
    C’est donc tranquillement que je savoura ma première expérience avec ce terroir et elle fut très positive.
    Il est clair qu’il n’a pas la force d’un Cubain mais niveau arômes, ce dernier n’a pas à rougir. Entre le cacao, le caramel et quelques subtiles notes poivrées, je fus aux anges !!! Rien de linéaire !!!
    Bref, j’ai adoré ce petit cigare qui m’a donné envie (vraiment) de m’intéresser aux autres terroirs. Un petit cigare qui se fume tout simplement à l’apéro entre copains ou voire même après le petit déjeuner.
    Encore merci à la patronne du « 421 » pour sa générosité et cet agréable petit moment de plaisir.

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