Zino Davidoff

Je ne vais pas vous faire la bibliographie de Zino car vous la retrouverez un peu partout sur le net, mais simplement vous faire partager un extrait du livre ‘Le livre du connaisseur de cigare’ pour ceux qui ne l’ont  pas encore lu et que je conseille vivement, voici son introduction.

L’homme mûr qui peut donner la main, par dessus les années, au jeune homme qu’il fut est homme heureux. A vingt ans, je me suis épris des « marées végétales », les grandes plantations de tabac cubain, qui secouent leurs crinières dans les vallées de l’île. Cette passion de jeunese ne m’a jamais abandonné. Aujourd’hui, je puis dire que ma vie a été placée sous le signe d’une fidélité entre toutes: celle que j’ai vouée au cigare.

Le cigare a été ma vie. Je lui dois tout: mes extases et mes angoisses, les joies de mon travail comme celles de mes loisirs, et si j’ai acquis, au fil des années, quelque science teintée de philosophie, c’est encore au cigare que j’en suis redevable.

Cela peut prêter à sourire. Je laisserai sourire, car le cigare enseigne la bienveillance et apporte, avec le temps ralenti, une détente plus profonde et un jugement plus serein. Au début, j’ai fumé goulument; mes parents faisaient déjà le commerce des cigares à kiev. Je me souviens du petit magasin de mon père où toute la famille fabriquait à la main des cigarette à bout doré, avec du tabac blond importé de Turquie. Ce n’était pas un magasin comme les autres: de temps en temps, s’y réunissaient des gens bizarres, au allures de conspirateurs. C’étaient bien des conspirateurs. De même que José Marti, l’homme qui libéra Cuba, exilé en Floride, faisait parvenir à ses fidèles des messages roulés dans des cigares, les adversaires des tzars, à Kiev, se dissimulaient derrière la fumée du tabac. Ce fut bientôt notre tour d’être traqués: je quittais la Russie en wagon plombé; à Genève, mon père dénicha une petite échoppe et se remit au travail. Des exilés comme nous prirent l’habitude de rendre visite. Ils préparaient avec fièvre la Révolution. L’un deux m’impressionnait beaucoup. Il avait un visage maigre, des yeux brillants. Il parlait d’une voix forte, prenait des cigares qu’il ne payait jamais. Mon père n’osait pas lui réclamer son dû. Sur le carnet de commande que je garde en souvenir, la mention « impayé » figure souvent en face de son nom: Vladimir Oulianoff. Il ne s’appelait pas encore Lénine. ( ce livre se trouve encore facilement sur Ebay ou Priceminister )

Ci dessous un reportage que j’ai pu trouvé, très rare documentaire sur Zino.

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